{"id":4443,"date":"2017-10-02T15:56:54","date_gmt":"2017-10-02T13:56:54","guid":{"rendered":"http:\/\/jefklak.org\/?p=4443"},"modified":"2017-10-02T15:56:54","modified_gmt":"2017-10-02T13:56:54","slug":"only-anarchists-are-pretty","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cloud.jefklak.org\/wordpress\/2017\/10\/02\/only-anarchists-are-pretty\/","title":{"rendered":"Only anarchists are pretty"},"content":{"rendered":"<div class=\"intro\">\n<p class=\"textbody\">\u00ab\u00a0<em>Apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es \u00e0 vivre dans la peur, je me fous de la bombe et du reste. Apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es \u00e0 m\u2019inqui\u00e9ter pour ma vie, j\u2019ai enfin commenc\u00e9 \u00e0 m\u2019amuser \u2013 et les seuls \u00e0 s\u2019en plaindre sont mes cr\u00e9anciers et mes propri\u00e9taires. Et vous savez quoi\u00a0? Qu\u2019ils aillent se faire foutre. D\u00e9sol\u00e9 si \u00e7a les d\u00e9range, mais les papillons qui vivaient dans mon estomac se sont envol\u00e9s en passant par ma gorge, et ils ont appris \u00e0 aimer l\u2019air libre<\/em>\u00a0<span class=\"footnote_referrer\"><a onclick=\"footnote_moveToAnchor_4443_1('footnote_plugin_reference_4443_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_4443_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">1<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_4443_1_1\" class=\"footnote_tooltip\"><\/span><\/span>.\u00a0\u00bb Il se peut que ces paroles de la chanson \u00ab\u00a0Please my Favorite don\u2019t be Sad\u00a0\u00bb repr\u00e9sentent \u00e0 elles seules la philosophie de l&#8217;inclassable groupe de Brooklyn The World\/Inferno Friendship Society (WIFS)&#8230;<\/p>\n<\/div>\n<p class=\"pdf-link\">T\u00e9l\u00e9charger l\u2019article en <a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/WIFS_Site.pdf\">PDF<\/a>.<\/p>\n<p class=\"textbody\">Il se peut que ces paroles de la chanson \u00ab\u00a0Please my Favorite don\u2019t be Sad\u00a0\u00bb repr\u00e9sentent \u00e0 elles seules la philosophie de The World\/Inferno Friendship Society (WIFS)\u00a0: profiter de la vie dans ce qu\u2019elle a de bon \u00e0 offrir en emmerdant copieusement les propri\u00e9taires, les puissants et leur morale. Mais la limiter \u00e0 \u00e7a ne serait pas rendre totalement justice \u00e0 ce groupe qui arpente les routes et \u00e9cume les salles de concert depuis presque vingt ans, propageant joie, bonne humeur et anarchie \u00e0 grands coups d\u2019un punk cabaret que d\u2019aucuns qualifieraient de dionysiaque.<\/p>\n<p class=\"textbody\">Form\u00e9 en 1996 \u00e0 New York (Brooklyn), le groupe a vu d\u00e9filer en son sein plus de quarante membres, fonctionnant comme un collectif au <em>line-up<\/em> mouvant, o\u00f9 les musiciens vont et viennent au gr\u00e9 de leurs envies. La figure centrale du groupe est celle du seul matelot n\u2019ayant jamais quitt\u00e9 le navire, le chanteur charismatique \u00e0 l\u2019allure de dandy, Jack Terricloth. Il raconte les d\u00e9buts comme le bon temps, quand lui et ses potes d\u00e9tournaient l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour les habitants du ghetto, volaient du mat\u00e9riel de chantier et s\u2019immis\u00e7aient en fin de manifestation anti-avortement \u00e0 bord d\u2019un camion \u00e0 l\u2019allure officielle pour embarquer la sono.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/y0XfNy5XI-A?rel=0\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p class=\"textbody\">Rapidement, le groupe sort des disques et se forge une r\u00e9putation de groupe endiabl\u00e9 \u2013 pas vol\u00e9e. La musique de WIFS est bien loin des canons du punk. Pour faire simple, on pourrait la d\u00e9finir comme du punk cabaret avec la graine de folie, d\u2019excentricit\u00e9 et de magie que cela suppose. Leur musique m\u00eale jazz, soul, musique allemande des ann\u00e9es 1930, klezmer ou folk, le tout pass\u00e9 dans la moulinette po\u00e9tique et anarchiste qui a ciment\u00e9 leur identit\u00e9. Autant dire que leurs chansons se d\u00e9tachent de l\u2019univers musical punk, en en prenant l\u2019\u00e9nergie et la fougue, et en y adjoignant sans honte des cuivres, du piano, et un chant \u00e0 s\u2019en d\u00e9coller la pl\u00e8vre \u2013 Jack Terricloth r\u00e9ussit \u00e0 retrouver l\u2019intensit\u00e9 d\u2019un chant cri\u00e9 par son phras\u00e9, et sa puissance m\u00e9lodique n\u2019a rien \u00e0 envier aux meilleurs chanteurs de gospel.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4439\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Jerry.png\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"562\" \/><\/p>\n<p class=\"textbody\">Loin d\u2019une accumulation de styles, WIFS donne une substance politique, historique et esth\u00e9tique \u00e0 sa musique en \u00e9maillant ses disques de r\u00e9f\u00e9rences en tous genres. Le meilleur exemple reste leur album concept <em>Addicted to Bad Ideas<\/em> qui retrace la vie de Peter Lorre, cet acteur juif commen\u00e7ant sa carri\u00e8re en Allemagne (<em>M le maudit<\/em>), puis r\u00e9fugi\u00e9 en Angleterre et \u00e0 Hollywood (<em>Casablanca<\/em>) sous la pression du r\u00e9gime nazi. \u00ab\u00a0<em>Lorre est un excellent moyen pour examiner l\u2019histoire du <span class=\"small-caps\">xx<\/span>e si\u00e8cle. C\u2019est quelqu\u2019un que je trouve \u00e9trangement charismatique et qui fout la trouille\u00a0; je pense que la plupart des punks peuvent s\u2019identifier \u00e0 lui<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/onrklAlfDIE?rel=0\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<h3 class=\"section\">\u00ab\u00a0J\u2019ai tir\u00e9 sur Ronald Reagan\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p class=\"textbody\">Nous sommes \u00e0 New York, en 2007, et WIFS donne un concert au Cha Cha. \u00c9pouvant\u00e9 par la foule de gamins en d\u00e9lire qui se pressent et se bousculent devant la sc\u00e8ne, le propri\u00e9taire coupe le jus au bout de deux chansons. Pris de panique \u00e0 l\u2019id\u00e9e que son club parte en fum\u00e9e, il ne se rend pas compte qu\u2019il vient de commettre une grossi\u00e8re erreur. Le public sombre dans la folie \u2013\u00a0sans musique, plus rien ne les retient. Les murs tremblent, le mobilier s\u2019envole\u00a0: en un rien de temps, tout est saccag\u00e9. Dans la cohue, Jack Terricloth descend de sc\u00e8ne et en profite pour s\u2019\u00e9clipser dans le bar d\u2019en face, admirant le chaos, une pi\u00f1a colada bien fra\u00eeche au bec. \u00ab\u00a0<em>La police a essay\u00e9 de m\u2019arr\u00eater, mais ils n\u2019arrivaient pas \u00e0 y croire. <\/em>\u201cCe gars a d\u00e9truit votre club\u00a0?\u201d<em> On avait \u00e0 peine jou\u00e9 deux chansons, je ne transpirais m\u00eame pas, et j\u2019\u00e9tais bien habill\u00e9.<\/em>\u00a0\u00bb Son costume-cravate l\u2019a ainsi plus d\u2019une fois sauv\u00e9 d\u2019une mauvaise passe, lui permettant de se camoufler ais\u00e9ment en ce qu\u2019il n\u2019est pas\u00a0: un respectable quarantenaire, cherchant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment son fils venu \u00e0 un concert qui a mal tourn\u00e9.<\/p>\n<p class=\"textbody\">M\u00eame s\u2019il a l\u2019\u00e2ge d\u2019\u00eatre papa, Jack Terricloth est bien loin d\u2019en avoir l\u2019envie. Pr\u00e9f\u00e9rant voir la vie comme un terrain de jeu aux possibilit\u00e9s infinies, il appr\u00e9cie de se retrouver un soir \u00e0 Indianapolis, l\u2019autre \u00e0 Chicago, pour faire ce qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re\u00a0: jouer. Expert en canular, sa longue carri\u00e8re d\u2019imposteur ne se r\u00e9sume pas \u00e0 l\u2019\u00e9pisode du Cha Cha. Au lyc\u00e9e, alors qu\u2019il vient de d\u00e9couvrir le punk, il a pour habitude de prendre le combin\u00e9 et de raconter des craques \u00e0 l\u2019op\u00e9rateur\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je disais que je voulais me tuer et je raccrochais. Ils rappelaient et discutaient avec moi. Je pouvais passer 45\u00a0minutes comme \u00e7a.\u2009<\/em>\u00a0\u00bb Mais des petites blagues ont pu d\u00e9raper\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Un jour, j\u2019ai appel\u00e9 et j\u2019ai cit\u00e9 une chanson de Suicidal Tendencies\u00a0: <\/em>\u201cJ\u2019ai tir\u00e9 sur le pr\u00e9sident Reagan et je vais lui tirer dessus encore et encore.\u201d<em> Je ne savais pas que Reagan \u00e9tait de passage dans la ville d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Les services secrets ont pris \u00e7a tr\u00e8s au s\u00e9rieux et ont ferm\u00e9 mon \u00e9cole. Ils ont fait une descente \u00e0 mon arr\u00eat de bus et m\u2019ont mis \u00e0 l\u2019isolement pendant un jour et demi.\u2009<\/em>\u00a0\u00bb Rest\u00e9 en libert\u00e9 surveill\u00e9e pendant encore un an, et alors que toute cette affaire aurait d\u00fb s\u2019arr\u00eater au moment de sa majorit\u00e9, il raconte qu\u2019\u00e0 chaque passage d\u2019un pr\u00e9sident pas loin de chez lui, il re\u00e7oit encore un coup de fil des services secrets lui demandant s\u2019il a pr\u00e9vu quelque chose cette fois-ci\u2026<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/yqYRBTmGk_o?rel=0\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<h3 class=\"section\">\u00c9couter du rock ou faire la r\u00e9volution\u00a0?<\/h3>\n<p class=\"textbody\">Ce po\u00e8te en costard-cravate vivant de l\u2019aide sociale a trouv\u00e9 dans le punk quelque chose qui l\u2019a sauv\u00e9. \u00ab\u00a0<em>J\u2019\u00e9tais un fugueur. Je me suis retrouv\u00e9 dans un squat o\u00f9 les gens \u00e9taient si ouverts et si accueillants que \u00e7a m\u2019a compl\u00e8tement sauv\u00e9 la vie. J\u2019ai rencontr\u00e9 un tas de gamins dans la rue, ils m\u2019ont enti\u00e8rement int\u00e9gr\u00e9. Ils jouaient tous dans des groupes, mais je trouvais que la musique \u00e9tait horrible, pour dire la v\u00e9rit\u00e9. Un jour, l\u2019un d\u2019eux m\u2019a dit\u00a0: <\/em>\u201cEh, on va en Californie. Tu sais jouer de la basse\u00a0?\u201d<em> J\u2019ai dit\u00a0: <\/em>\u201cOuais\u00a0!\u201d<em>, m\u00eame si c\u2019\u00e9tait un mensonge. La musique \u00e9tait tellement mauvaise que \u00e7a n\u2019avait pas d\u2019importance.\u2009<\/em>\u00a0\u00bb Ce qui importe, pour Jack et pour Word\/Inferno, c\u2019est ce qu\u2019on retrouve dans chacune des paroles du groupe\u00a0: l\u2019\u00e9thique.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/LfFwAbc4tYQ?rel=0\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p class=\"textbody\">Dans les pistes de Word\/Inferno, le punk n\u2019est plus \u00ab\u00a0<em>un style de musique, mais une attitude de se sentir d\u00e9poss\u00e9d\u00e9, priv\u00e9 de ses droits, ignor\u00e9, et demander plus de sa vie. La musique n\u2019est qu\u2019une raison pour se rassembler n\u2019importe quel soir de la semaine, transpirer et s\u2019embrasser. \u00c0 chaque fois que j\u2019entends quatre adolescents geindre \u00e0 la radio sur des guitares survolt\u00e9es, \u00e7a ne m\u2019offense pas\u00a0; c\u2019est comme vivre dans une ville dont tu ne parles pas la langue. Ce dont je suis le plus fier avec WIFS, c\u2019est qu\u2019on force les gens \u00e0 red\u00e9finir pourquoi ils sont l\u00e0-dedans\u00a0: est-ce que vous voulez \u00e9couter du rock ou faire la r\u00e9volution\u00a0? Si vous voulez juste rocker, il y a des milliers de groupes de reprises\u00a0; mais si tu es vraiment un freak, si tu as vraiment besoin de plus que la vie qui t\u2019est offerte, si tu as toujours esp\u00e9r\u00e9 qu\u2019il y ait un underground qui se batte pour toi, alors nous sommes peut-\u00eatre, en ce moment m\u00eame, l\u2019exemple que l\u2019improbable est viable.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4438\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/turnstile2-800px_1024x1024.jpeg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"782\" \/><\/p>\n<hr \/>\n<h4>Quelques pistes<\/h4>\n<p class=\"textbody\"><em><span class=\"bold-body\">Just the Best Party<\/span> <\/em><\/p>\n<p class=\"textbody\">(Gern Blandsten, 2002)<\/p>\n<p class=\"textbody\">Deuxi\u00e8me album du groupe qui r\u00e9sume \u00e0 son titre ce qu\u2019il peut repr\u00e9senter\u00a0: une f\u00eate monstre\u00a0! Qui joue ce disque prend le risque de voir ses voisins d\u00e9barquer, une bouteille de vin \u00e0 la main, guid\u00e9s par un rythme affriolant, pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre toute la nuit durant&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/e3207db18d508bdd5271967ed673b8fe.1000x1000x1-copie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-4458\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/e3207db18d508bdd5271967ed673b8fe.1000x1000x1-copie-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"textbody\"><em><span class=\"bold-body\">Red-Eyed Soul<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"textbody\">(Chunksaah records, 2006)<\/p>\n<p class=\"textbody\">Probablement le meilleur pour s\u2019initier \u00e0 la discographie touffue du groupe. S\u2019y encha\u00eenent un nombre incalculable d\u2019hymnes typiques de WIFS. On y d\u00e9couvre les enlev\u00e9s \u00ab\u00a0Only Anarchists Are Pretty\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Me V. Angry Mob\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Paul Robeson\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Fiend in Wein\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/The-World-and-Inferno-Friendship-Society-Red-Eyed-Soul-.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-4459\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/The-World-and-Inferno-Friendship-Society-Red-Eyed-Soul--300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"textbody\"><em><span class=\"bold-body\">The Anarchy and the Ecstasy<\/span> <\/em><\/p>\n<p class=\"textbody\">(Chunksaah records, 2010)<\/p>\n<p class=\"textbody\">Dernier album en date du groupe avec une nouvelle approche de leur musique. Alors qu\u2019auparavant les guitares et les tempos \u00e9lev\u00e9s pr\u00e9dominaient, le piano et les mid-tempo ont cette fois la part belle. Le disque a pu d\u00e9cevoir quelques fans, il n\u2019en reste pas moins un sacr\u00e9 monument de cabaret punk.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/MI0003145824.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-4460\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/MI0003145824-298x300.jpg\" alt=\"\" width=\"298\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"textbody\"><em><span class=\"bold-body\">Turnstile Comix n\u00ba \u20092<\/span> <\/em><\/p>\n<p class=\"textbody\">(Silver Rocket records, 2011)<\/p>\n<p class=\"textbody\">Fruit du travail de collaboration entre le groupe et le dessinateur de comics Mitch Clem, WIFS y propose deux nouveaux titres bien plus punks que l\u2019album pr\u00e9c\u00e9dent. Mitch Clem nous offre une splendide BD de 40 pages qui revient sur quelques-unes des meilleures anecdotes de concerts du groupe.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/IMG_9674_1024x1024.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-4461\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/IMG_9674_1024x1024-300x174.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"174\" \/><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p>Ce texte est paru dans le num\u00e9ro 1 de la revue<em> Jef Klak<\/em>, \u00ab\u00a0Marabout\u00a0\u00bb, Automne-hiver 2014-15.<\/p>\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_4443_1();\">Notes<\/span><span class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_4443_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_4443_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_4443_1\" style=\"\"> <table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_4443_1('footnote_plugin_tooltip_4443_1_1');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_4443_1_1\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8617;<\/span>1<\/a><\/td> <td class=\"footnote_plugin_text\"> Toutes les citations sont extraites du fanzine <em>Divergence, <\/em>n\u00ba 7, octobre 2011.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_4443_1() { jQuery('#footnote_references_container_4443_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4443_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_4443_1() { jQuery('#footnote_references_container_4443_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4443_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_4443_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_4443_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_4443_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_4443_1(); } } function footnote_moveToAnchor_4443_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_4443_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.34 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es \u00e0 vivre dans la peur, je me fous de la bombe et du reste. 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