{"id":6534,"date":"2018-05-20T22:25:43","date_gmt":"2018-05-20T20:25:43","guid":{"rendered":"http:\/\/jefklak.org\/?p=6534"},"modified":"2018-05-20T22:25:43","modified_gmt":"2018-05-20T20:25:43","slug":"faire-le-menage-ensemble-cest-la-base","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cloud.jefklak.org\/wordpress\/2018\/05\/20\/faire-le-menage-ensemble-cest-la-base\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Faire le m\u00e9nage ensemble, c\u2019est la base\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"intro\">\n<p class=\"textbody\">Sous le pseudonyme de Marie-Louise Michel, de 2007 \u00e0 2014, Lise Gaignard a \u00e9crit pour <em>Alternative libertaire<\/em> des \u00ab&#160;<a href=\"http:\/\/www.alternativelibertaire.org\/?Les-Chroniques-du-travail-aliene,6578\">Chroniques du travail ali\u00e9n\u00e9<\/a>&#160;\u00bb, r\u00e9unies et publi\u00e9es par les <a class=\"website-link\" href=\"http:\/\/editionsdune.fr\/catalogue\/9-chroniques-du-travail-aliene\">\u00c9ditions d\u2019une<\/a>. Psychanalyste en ville et en campagne contre la servitude passionnelle, elle nous fait partager ses tribulations institutionnelles, passant de l\u2019analyse des processus psychiques mobilis\u00e9s par le r\u00e9el du travail \u00e0 la psychoth\u00e9rapie institutionnelle, pratique th\u00e9rapeutique marchant sur deux jambes (Karl Marx et Sigmund Freud) pour tenir ensemble ali\u00e9nation psychopathologique et ali\u00e9nation sociale. <\/p>\n<p class=\"textbody\">Le 1<sup>er<\/sup> \u00e9pisode de ces nouvelles chroniques publi\u00e9es par Jef Klak nous emm\u00e8ne au Boissier, local du club th\u00e9rapeutique de la clinique psychiatrique de La Chesnaie (Loir-et-Cher). Ici, les habitant\u22c5es s\u2019attellent au jour le jour \u00e0 la fragile et pr\u00e9cieuse t\u00e2che de vivre au milieu des autres, tr\u00e8s loin des fantasmes orthop\u00e9diques des \u00ab&#160;conseillers en insertion&#160;\u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<p class=\"pdf-link\">T\u00e9l\u00e9charger l\u2019article en <a href=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Gaignard1_SiteJK.pdf\">PDF<\/a>.<\/p>\n<p class=\"entry-translator\">Dessins de Denis Boudouard, pensionnaire \u00e0 La Chesnaie<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/CCI06042018_4_conv.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"526\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6542\" \/><\/p>\n<p class=\"textbody\">Au bord d\u2019un lieu de soins psychiatriques, dans une grande construction improbable datant des ann\u00e9es 1970, qui sert de bar, de salle de concerts, de lieu de passage, toujours ouvert&#160;; group\u00e9\u00b7es un apr\u00e8s-midi d\u2019hiver aupr\u00e8s de la grande chemin\u00e9e. J\u2019avais \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e pour parler du travail, dans le cadre d\u2019un s\u00e9minaire ouvert au public dans l\u2019\u00c9cole de psychoth\u00e9rapie institutionnelle de la clinique de la Chesnaie&#160;<span class=\"footnote_referrer\"><a onclick=\"footnote_moveToAnchor_6534_1('footnote_plugin_reference_6534_1_1');\" ><sup id=\"footnote_plugin_tooltip_6534_1_1\" class=\"footnote_plugin_tooltip_text\">1<\/sup><\/a><span id=\"footnote_plugin_tooltip_text_6534_1_1\" class=\"footnote_tooltip\"><\/span><\/span>. Dans l\u2019\u00e9lan, j\u2019avais accept\u00e9 avec gratitude de prendre le th\u00e9 et des petits g\u00e2teaux en compagnie des pensionnaires de la clinique que la question du travail attirerait peut-\u00eatre. On ne savait pas combien de personnes viendraient. Elles sont venues nombreuses, et sont rest\u00e9es suspendues aux l\u00e8vres de tou\u00b7tes celles et ceux qui ont pris la parole. M\u00eame quand il ne restait plus rien des excellents g\u00e2teaux de l\u2019atelier p\u00e2tisserie.<\/p>\n<p class=\"textbody\">Un patient ouvre la discussion&#160;:<em> <\/em>\u00ab&#160;<em>&#160;C\u2019est nous qui contr\u00f4lons notre corps. On est fatigu\u00e9<\/em>\u00b7<em>es le soir, des efforts de la journ\u00e9e.<\/em>&#160;\u00bb Il nous donne l\u2019occasion de saisir l\u2019effort qu\u2019on fait tou\u00b7tes pour vivre avec les autres, fond\u00e9\u00b7es par les autres&#160;[2. \u00ab&#160;Fond\u00e9 par les autres&#160;\u00bb signifie que tous nos gestes sont des arrangements avec les pr\u00e9sent\u00b7es et m\u00eame avec les absent\u00b7es, celles et ceux qui ont pris soin \u2013&#160;ou pas&#160;\u2013 de nous depuis notre naissance, celles et ceux qui nettoient nos traces, qui nous supportent, nous \u00e9patent, etc.] tous les jours. Il ajoute que c\u2019est valable pour \u00ab&#160;<em>chaque geste que fait [\u2026] chaque humain<\/em>&#160;\u00bb. Le \u00ab&#160;<em>moindre geste<\/em>&#160;\u00bb de Deligny<sup>&#160;[3. <em>Le Moindre Geste<\/em> est un film r\u00e9alis\u00e9 en 1971 (avec Jos\u00e9e Manenti et Jean-Pierre Daniel) par Fernand Deligny (1913-1996), \u00e9ducateur de d\u00e9linquant\u00b7es, autistes, et autres adolescent\u00b7es \u00ab&#160;irr\u00e9cup\u00e9rables&#160;\u00bb. Il est \u00e0 l\u2019origine de plusieurs lieux alternatifs de l\u2019\u00e9ducation sp\u00e9cialis\u00e9e.]<\/sup> est ici \u00e9tendu \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019existence, \u00e0 ses fondements. Tous les gestes sont adress\u00e9s aux autres, au milieu des autres. On ne peut pas dire mieux le fondement du travail suivant la d\u00e9finition qu\u2019en donnait Claude Veil&#160;[4. Claude Veil \u00e9tait psychiatre du travail. Pour lui, \u00ab&#160;<em>le travail est une activit\u00e9 qui produit soit des objets soit des services, qui dans tous les cas implique des liens sociaux (\u00e9changes \u00e9conomiques et psychologiques entre personnes et groupes) qu\u2019elle utilise et cr\u00e9e<\/em>&#160;\u00bb. Entretien avec la r\u00e9daction de la revue <em>Psychiatrie Fran\u00e7aise<\/em>, juin 1996, volume XXVII 2\/96.]&#160;: toute production de services ou de biens entra\u00eenant des liens entre des personnes. Comment faire et o\u00f9 trouver la force de pers\u00e9v\u00e9rer&#160;?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/CCI06042018_2_conv.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"1069\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6540\" \/><\/p>\n<p class=\"textbody\">Chaque matin, la plupart du temps, quand on n\u2019est pas sous le coup d\u2019une angoisse majeure comme peuvent l\u2019\u00e9prouver trop souvent les patient\u00b7es de la clinique, c\u2019est naturel, \u00e9vident, on fait comme on doit faire, on se l\u00e8ve le matin, on fait le caf\u00e9, on se lave plus ou moins, on prend les transports en commun ou on \u00e9coute la radio dans sa voiture au milieu des effluves de diesel. Et la vie passe. Sans conscience particuli\u00e8re de nos \u00ab&#160;moindres gestes&#160;\u00bb. Ce jour-l\u00e0, au Boissier&#160;[5. Il s\u2019agit d\u2019un des hauts lieux de la clinique de la Chesnaie, construit collectivement dans les ann\u00e9es 1970 par des professeur\u00b7es et \u00e9tudiant\u00b7es en architecture ainsi que des soignant\u00b7es et pensionnaires de la clinique.], en compagnie de personnes qui ont des soucis avec \u00ab&#160;<em>les \u00e9vidences de la quotidiennet\u00e9<\/em>&#160;[6. Comme disait Jean Oury, \u00e0 la suite de W. Blankenburg qui parle de \u00ab&#160;<em>l\u2019in\u00e9vidence de l\u2019\u00e9vident&#160;<\/em>&#160;\u00bb.]&#160;\u00bb, celles pour lesquelles chaque d\u00e9tail compte, la discussion a continu\u00e9 \u00e0 propos de la toilette, du m\u00e9nage, des relations avec les autres \u00e0 maintenir \u00e0 bout de bras. Tous ces gestes qu\u2019on peut aussi \u00ab&#160;oublier&#160;\u00bb pour se glisser dans le flux, en permettre et en faire durer silencieusement les rapports de production&#160;; cet apr\u00e8s-midi-l\u00e0, tous ces gestes \u00e9taient minutieusement d\u00e9crits, comment\u00e9s. Faire le m\u00e9nage ensemble, en parler autour d\u2019un verre quand on a termin\u00e9, \u00ab&#160;<em>c\u2019est la base&#160;\u00bb.<\/em>&#160;<\/p>\n<p class=\"textbody\">Quelques jours plus tard, je me trouve invit\u00e9e \u00e0 un d\u00e9bat sur \u00ab&#160;<em>l\u2019insertion par l\u2019\u00e9conomique<\/em>&#160;\u00bb dans la salle comble du cin\u00e9ma d&#8217;une petite ville. Tout le gratin des bonnes gens \u00e0 la t\u00eate des associations du d\u00e9partement qui accueillent des \u00ab&#160;personnes \u00e9loign\u00e9es de l\u2019emploi&#160;\u00bb. On ne saura pas \u2013 la r\u00e9union va pourtant durer plus de deux heures \u2013 qui sont ces personnes \u00ab&#160;\u00e9loign\u00e9es&#160;\u00bb dont on parle. Des ch\u00f4meurs et ch\u00f4meuses de longue dur\u00e9e&#160;? Des \u00e9trang\u00e8r\u00b7es r\u00e9cemment contraint\u00b7es \u00e0 l\u2019\u00e9migration&#160;? Des suppos\u00e9\u22c5es malades mentaux\u00b7ales&#160;? On n\u2019entendra parler que <em>\u00ab&#160;d\u2019accident\u00e9s de la vie<\/em>&#160;\u00bb. Il pourrait leur \u00eatre arriv\u00e9 n\u2019importe quoi, on les rassemble sous cette expression assurantielle. On gomme, on oublie, on efface. M\u00eame technique quand je demande ce que ces personnes font comme travail. On me r\u00e9pond que \u00e7a n\u2019a aucune importance, que de toute fa\u00e7on, elles ne referont probablement pas ce qu\u2019elles sont en train de faire, que \u00e7a d\u00e9pend des contrats que les associations passent avec leurs clients. Que c\u2019est pour leur donner \u00ab&#160;<em>une raison de se lever le matin<\/em>&#160;\u00bb, leur apprendre \u00ab&#160;<em>le savoir-\u00eatre<\/em>&#160;\u00bb, et que les \u00ab&#160;<em>savoir-faire<\/em>&#160;\u00bb, c\u2019est autre chose, \u00e7a ne compte pas \u00e0 cette \u00e9tape-l\u00e0, \u00ab&#160;<em>pour ces gens-l\u00e0<\/em>&#160;\u00bb.<\/p>\n<p class=\"textbody\">Pendant toute la soir\u00e9e, seuls des directeurs ou des pr\u00e9sidents prennent vigoureusement la parole. Les autres se taisent. Des syndicalistes pr\u00e9sents, des militants bien connus ne comprennent pas ce qu\u2019il se passe, pourquoi je pose des questions comme \u00e7a, apr\u00e8s tout, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 pas mal, l\u2019insertion, non&#160;? Quelques notables des tutelles, invit\u00e9s et venus \u2013&#160;cette soir\u00e9e comptera-t-elle dans leurs heures de travail&#160;?&#160;\u2013 ne disent rien, afflig\u00e9s par mes questions trouble-f\u00eate. Une jeune infirmi\u00e8re en psychiatrie tr\u00e8s avis\u00e9e demande pourquoi les suppos\u00e9\u00b7es b\u00e9n\u00e9ficiaires de tant de bonnes \u0153uvres n\u2019ont pas particip\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation de la soir\u00e9e. Stupeur, incompr\u00e9hension. \u00ab&#160;<em>Il y en a peut-\u00eatre dans la salle<\/em>&#160;\u00bb, r\u00e9pond un pr\u00e9sident, qui ne saisit pas la diff\u00e9rence entre \u00ab&#160;<em>\u00eatre dans la salle<\/em>&#160;\u00bb, fondu dans le public, et avoir mis en place le d\u00e9bat, les invitations, les conditions de prise de paroles, etc. En tout cas, s\u2019il y \u00ab&#160;en&#160;\u00bb avait, ils et elles n\u2019ont pas boug\u00e9. Et je les comprends, si je n\u2019avais pas \u00e9t\u00e9 \u00ab&#160;intervenante<em>&#160;<\/em>&#160;\u00bb, je serais rest\u00e9e sans voix devant les pires clich\u00e9s du management moderne. Nous\/eux. Nous sup\u00e9rieurs, eux inf\u00e9rieurs. Heureusement qu\u2019on est l\u00e0, nous, grandes \u00e2mes, plus ou moins b\u00e9n\u00e9voles ou tr\u00e8s mal pay\u00e9es, pour eux, le \u00ab&#160;vivier&#160;\u00bb des \u00ab&#160;\u00e9loign\u00e9s de l\u2019emploi&#160;\u00bb. \u00ab&#160;<em>Personne n\u2019est inemployable<\/em>&#160;\u00bb, dit un autre intervenant. Pas de chance.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jefklak.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/CCI06042018_3_conv.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"526\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6541\" \/><\/p>\n<p class=\"textbody\">Tout cela se termina autour d\u2019un p\u00e9tillant-petits-fours, pour la touche de convivialit\u00e9. Mais aucune des personnes-\u00e9loign\u00e9es-de-l\u2019emploi qui les avaient cuisin\u00e9s dans une de ces entreprises-d\u2019insertion-par-l\u2019\u00e9conomique n\u2019\u00e9taient l\u00e0 pour y go\u00fbter. Ils n\u2019avaient pas, nous dit-on, de moyen de transport pour rentrer aussi tard chez eux. En apart\u00e9, un pr\u00e9sident me dit que ce qui l\u2019inqui\u00e8te, lui, c\u2019est que \u00ab&#160;<em>le niveau des gens qu\u2019on accueille tire les encadrants vers le bas<\/em>&#160;\u00bb. Comment ne pas vomir&#160;?<\/p>\n<p class=\"textbody\">En pensant que tout pr\u00e8s de l\u00e0, vivent, discutent des philosophes conscient\u00b7es de l\u2019effort de la vie en commun<span class=\"bold-body\">s<\/span>. \u00ab&#160;<em>Il y en a qui travaillent \u00e0 des v\u00e9cus\u2026 On n\u2019est pas riches, voil\u00e0&#160;!<\/em>&#160;\u00bb, avait conclu en souriant aupr\u00e8s de la chemin\u00e9e une patiente en lutte permanente pour une vie quotidienne consciente. Tellement plus pr\u00e9sente que ces pauvres \u00ab&#160;ins\u00e9reurs&#160;\u00bb courrouc\u00e9es, et qui auraient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019entendre un autre patient nous dire que \u00ab&#160;<em>le travail est p\u00e8re de toutes les soumissions<\/em>&#160;\u00bb. Pas pr\u00e8s de se laisser ins\u00e9rer, celui-l\u00e0.<\/p>\n<div class=\"speaker-mute footnotes_reference_container\"> <div class=\"footnote_container_prepare\"><p><span class=\"footnote_reference_container_label pointer\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_6534_1();\">Notes<\/span><span class=\"footnote_reference_container_collapse_button\" style=\"display: none;\" onclick=\"footnote_expand_collapse_reference_container_6534_1();\">[<a id=\"footnote_reference_container_collapse_button_6534_1\">+<\/a>]<\/span><\/p><\/div> <div id=\"footnote_references_container_6534_1\" style=\"\"> <table class=\"footnotes_table footnote-reference-container\"> <tbody> \r\n\r\n<tr class=\"footnotes_plugin_reference_row\"> <td class=\"footnote_plugin_index_combi pointer\"  onclick=\"footnote_moveToAnchor_6534_1('footnote_plugin_tooltip_6534_1_1');\"><a id=\"footnote_plugin_reference_6534_1_1\" class=\"footnote_backlink\"><span class=\"footnote_index_arrow\">&#8617;<\/span>1<\/a><\/td> <td class=\"footnote_plugin_text\"> La psychoth\u00e9rapie institutionnelle, disait Jean Oury, \u00ab&#160;c\u2019est la moindre des choses&#160;\u00bb. C\u2019est-\u00e0-dire une analyse attentive des interactions concr\u00e8tes dans les lieux de soins, sans \u00ab&#160;pr\u00e9jug\u00e9s d\u2019irresponsabilit\u00e9&#160;\u00bb des patients. L\u2019Epic est l\u2019association culturelle de la clinique de la Chesnaie \u00e0 Chailles, qui organise tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement des s\u00e9minaires publics.<\/td><\/tr>\r\n\r\n <\/tbody> <\/table> <\/div><\/div><script type=\"text\/javascript\"> function footnote_expand_reference_container_6534_1() { jQuery('#footnote_references_container_6534_1').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_6534_1').text('\u2212'); } function footnote_collapse_reference_container_6534_1() { jQuery('#footnote_references_container_6534_1').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_6534_1').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_6534_1() { if (jQuery('#footnote_references_container_6534_1').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_6534_1(); } else { footnote_collapse_reference_container_6534_1(); } } function footnote_moveToAnchor_6534_1(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_6534_1(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.34 }, 380); } }<\/script>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous le pseudonyme de Marie-Louise Michel, de 2007 \u00e0 2014, Lise Gaignard a \u00e9crit pour Alternative libertaire des \u00ab&#160;Chroniques du travail ali\u00e9n\u00e9&#160;\u00bb, r\u00e9unies et publi\u00e9es par les \u00c9ditions d\u2019une. 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